Ça y est! La suite des soins de la patiente
italienne. Je
trouve la boîte de vitesses bruyante sur les second et
troisième rapports. Aucune vidange de cette dernière
n'est
mentionnée dans ses factures. C'est normal en soit, la
boîte étant sensée être lubrifiée
à vie. Il n'empêche qu'après plus de 200000 km et
10 ans, son lubrifiant ne doit plus être très "frais". De
plus elle semble contenir trop d'huile. Arriverai-je à
renouveler l'expérience positive du
avec du bisulfure de
molybdène? J'ai aussi reçu la nouvelle paire
d'amortisseurs arrière, c'est le moment de les monter. Et tant
que nous y sommes, on permute les roues AV et AR avec un peu de
nettoyage par dessus le marché.

La photo le montre mal mais le niveau d'huile de boîte est trop
haut, environ 8 mm au dessus du max.

Voilà le trou de la jauge qui sert aussi au remplissage. Il est
situé sur le carter du différentiel quelque
part dans les entrailles du compartiment moteur. Son accès est
très
difficile, porter des manches longues.
Prévoir un tuyau de diamètre inférieur à
10-12 mm pour son
remplissage.

La boîte est équipée de deux bouchons de
vidange. J'ai volontairement commencé par dévisser le
plus bas (clé Allen de 10 mm) sur le carter du
différentiel.

Je trouve l'huile très sombre, ce qui n'est jamais le cas pour
de
l'huile de boîte. Bizarre.

Au tour du second bouchon sur le carter de boîte (clé
Allen de 12 mm).

Il n'est absolument rien sorti! Conclusion ce bouchon ne sert à
rien (tout du moins pour la vidange).
Au total j'ai récupéré 2 litres d'huile de
boîte, exactement la quantité préconisée.
Pourquoi la jauge
indique t-elle alors un niveau trop haut. Sans doute parce que la
contenance totale de la boîte est de
2 litres mais qu'à la vidange une petite partie reste
prisonnière.

Voilà les bouchons qui sont tous les deux coniques. Celui de la
boîte est équipé d'un aimant qui a
bien fait son boulot: la limaille récupérée est
hyperfine, signe d'excellente santé des entrailles de la
boîte. Après nettoyage j'ai ajouté du ruban
Téflon (étanchéité, antigrippage).
Couples de serrage: gros bouchon
30
à 48 Nm, petit bouchon
16
à 26 Nm.

Mon bon vieil "entonnoir" maison pour les remplissages de boîte.
J'ai rempli la boîte avec 1.8 litre d'huile
Carrefour semi-synthétique SAE 75W-80 API GL5 MIL.L 2105D
emb 76322c à 6.90 EUR et 12 g
de
bisulfure
de molybdène en
poudre ultrafine
(soit le double de la dose habituelle de 3g/l). Je me sers
d'un vieux flacon de colle à bois pour diluer la poudre dans un
peu d'huile de boîte.
Sur une voiture
les pneumatiques en meilleur état doivent toujours être
montés à l'arrière. 50% des lecteurs de ces lignes
diront que je suis fou mais c'est pourtant la vérité. Je
ne perdrai pas mon temps en veines explications mais je vous renvoie
à Google. Et puis vous faites ce que vous voulez. Bref pour mon
Italienne ce n'était pas le cas. Elle était
équipée à l'avant de pneus Norauto Prevensys
195/55-R15 85V fabriqués en semaine 3 de 2007 et à
l'arrière de pneus rechapés Marix ES-01 195/55-R15 85V
fabriqués en semaine 22 de 2005.

Cette voiture est suffisamment rigide pour qu'en la soulevant en un
seul point, on arrive à décoller les
deux roues d'un même côté en même temps. Ce
sera l'opération la plus difficile en cette journée car
les 4 jantes étaient oxydées sur les moyeux et
"collaient" à mort. J'en ai profité pour chercher de
nouvelles applications à la pierre d'argile du
Téléshopping: le nettoyage des jantes. Bilan: c'est bin
bô
tout ça mais l'huile de coude fait 90% du boulot. Rendez la
caillasse à vot' maman.
Puisque
j'étais par là, j'ai relevé les valeurs d'usure
des freins
- épaisseur disque AVG 18.14 mm, plaquette extérieure
environ 6.5 mm et environ 5 mm pour la plaquette intérieure
(côté piston),
- épaisseur disque AVD 18.32 mm, plaquette extérieure 6
mm et 5 mm pour la plaquette intérieure,
- épaisseur disque ARG 9.64 mm, plaquette extérieure 3.5
mm et moins que cela pour la plaquette intérieure et
- épaisseur disque ARD 9.45 mm, plaquette extérieure 5 mm
et 4 mm pour la plaquette intérieure.
Après recherche chez les vendeurs de pièces sur le Net,
les cotes d'usure des disques
ventilés / pleins sont de respectivement 18.2 (neuf 20) et 9.2
mm (neuf 11). Quant aux
plaquettes, par expérience la valeur généralement
retenue est de 2 mm.

Les vis de roues étaient dans un état lamentable et
criaient de détresse. Et hop un petit coup de graisse
cuivrée
Molykote
Cu-7439 pour vous mes chéries, "Tchouic" (bruit de bisou).
Serrage des roues
à
110 Nm (clé de
19 mm ).

Au suivant des chantiers. Voici la fixation supérieure de
l'amortisseur arrière gauche que j'ai généreusement
aspergé de dégrippant. Celle de droite n'est pas
accessible à cause du réservoir.

Pour l'atteindre il faut déposer la roue et commencer par
retirer un petit cache.

On aperçoit alors une tête hexagonale mal centrée
et dont l'accès est d'autant plus difficile qu'une
paroi de plastique vient à moitié la recouvrir.

Les trous d'accès ne sont pas grands, seule ma douille de 15 mm
en 3/8" passe. Par contre la vis est
"venue" avec une facilité étonnnante. On constatera que
la butée collée la semaine dernière est encore
en place.

Comme je suppose que c'est l'amortisseur qui fait butée de fin
de course du bras de suspension, j'ai
repris son poids avec un cric. La fixation inférieure est
réalisée par un boulon dont l'écrou est un
"Nylstop"
qui se démonte avec une clé de 19 mm. Pas trop dur non
plus.

Le boulon inférieur déposé, trouver quelquechose
pour attraper la tête de la vis de fixation supérieure
et la sortir en aidant votre outil en reprenant le poids de
l'amortisseur avec votre main. Voici la paire
de gauche. L'ancien est couvert de vieux cambouis (fuite) et se
manipule aussi
facilement qu'une pompe
à vélo alors que le nouveau est très difficile
à faire pomper
à la main, surtout à la compression.
Référence de l'original: 1-0070-86-155-0_Made in
Italy_60607640_930 AE OBC E_B733
Référence du nouveau: Monroe (Tenneco
Automotive) Reflex E5038, monotube à gaz à 105.42
EUR la paire en promotion
Curieusement le viel amortisseur droit était en bien meilleur
état (aucune fuite).