La 146 est de
retour de la carosserie avec une porte
et une aile comme neuves. Du beau boulot.
Il faut se frayer un chemin jusque
derrière le repartiteur de
l'air d'admission. Pour la dépose du cache-moteur, voir
ci-dessus.
On commence donc par
déconnecter les 4 injecteurs et
déposer la petite plaque en plastique qui fait cheminer cet
ensemble (clé 10 mm).
Au tour du collecteur de retour de
carburant (2 vis avec clé de
10 mm).
Je
soupçonne (sans preuve) ce collecteur de
contenir
une vanne thermostatique. Explications.
Le carburant d'une
ligne retour
d'un système "Common Rail" est très chaud. Contrairemnent
à ce que vous souffle votre bon sens (ou Jules le poivrot du bar
des Amis, un ancien mécano qui a eu ses années de gloire
lorsqu'il réglait le calage dynamique de l'allumage de la
Renault 16 de votre papy; c'était avant qu'il ne se gâte
la main aux anis et que sa femme ne le quitte pour un chauffeur de
taxi), le carburant ne s'échauffe pas lors de sa mise en
pression (ici jusqu'à 1350 bar sur ce système de
première génération), mais lors de sa
dépressurisation lorsque l'excédent non-consommé
est détendu pour être renvoyé au réservoir.
C'est l'énergie de pression qui a été fournie au
carburant qui doit être évacuée lors de sa
détente. Elle génère de la chaleur, forme ultime
de la déperdition d'énergie.
La
température du carburant peut alors
dépasser les 80°C et faire fondre un bon morceau de la
tuyauterie plastique de la bagnole. Mais avoir rapidement du carburant
chaud ça peut aussi être interessant dans certaines
conditions, par grand froid par exemple.
Normalement un système à rampe commune
possède une véritable gestion de la température du
carburant. Hypothèse de fonctionnement de la supposée
vanne thermostatique, extrapolée à partir du
système des moteurs HDi PSA.
En manipulant le collecteur de retour
carburant, j'entends le bruit
d'une prise d'air en provenance de
la pipette de retour basse pression de la pompe haute pression. Il n'y
a plus de collier! Sans doute un
reliquat du travail d'orfèvre effectué par le
passé sur ce circuit. J'y ai remis un collier 8-15 mm.
Puis le collecteur / condenseur de
vapeurs d'huile (3 vis avec
clé de 10 mm).
Voici un crochet pour monter des
ressorts (de rappel de béquille
de motos).
Je m'en sers pour déposer la
connection électrique des
bougies 1, 2 et 4.
Dans la
série des liaisons (vachement) dangeureuses, l'aluminium
(hypersilicé d'une culasse) et l'inox (austénitique d'une
bougie de préchauffage) font très mauvais ménage
dans le temps, surtout dans une liaison vis-écrou. J'avais donc
très peur que tout soit irrémédiablement
grippé après 210000 km (j'ai prié
secrètement pour que la bougie soit pourvue d'origine d'une
couche de nickel).
J'ai donc inondé les lamages
à la base des bougies avec
de l'huile dégrippante de qualité. Je me suis
servi d'une petite seringue avec une aiguille pour y accéder, la
place étant plus que comptée. J'ai laissé
agir une bonne heure sur moteur chaud.
L'outil
préparé (clé dite "à béquille")
s'est révélé absolument parfait pour
l'accès et le démontage des bougies. Les bougies 1 et 2
sont venues après un "craaac" pas rassurant et en cuinant
bizarrement sur les 2-3 premiers tours de clé. Rien à
faire sur la bougie N°4: pas moyen de la débloquer.
Il s'agit de bougies Bosch réf.
0 250 202 036 (11V, made in
France, 955). Il se pourrait qu'elles ne
soient pas d'origine car selon mes maigres sources, j'aurai dû
tomber sur des modèles de chez
Magneti-Marelli. D'autant que leur état de surface a l'air bien
conservé.
J'ai enduit le filetage des nouvelles bougies NGK réf. Y-534J
avec un peu de
graisse
cuivrée.
J'ai laissé
agir le dégrippant une heure de plus sur la bougie N°4. Il
faut se méfier de soi et de l'escalade de l'engagement lors
d'une séance de mécanique. C'est un coup à tout
péter et à se retrouver avec plus d'emmerdements à
la fin que lors de la situation de départ. J'ai failli laisser
cette dernière bougie en place. A la dernière tentative,
elle s'est dévissée d'un huitième de tour puis
s'est bloquée. Je suis revenu en arrière puis en avant
(comme on manipule un taraud) pendant plus de 25 minutes jusqu'à
ce que je sorte cette saloperie.
La bougie N°4: comparons là
aux bougies usagées du
cliché précédent. Elle est noire jusqu'au filetage
au lieu de l'être seulement jusqu'au siège conique.
Elle n'était pas vissée à fond et a laissé
remonter les gaz de combustion jusqu'au filetage. Second argument pour
dire qu'il ne s'agit pas des bougies d'origine.
Bref tout cela en a remis une couche pour bien nous gripper
l'ensemble et bonjour la perte de compression (au début) et la
surconsommation.
Notez les sommets de filet et le filet manquant (là c'est le
démontage le fautif bien sûr).
La nouvelle bougie
N°4 ne s'est pas laissée visser. Je croyais
déjà avoir foiré le filetage dans la culasse. J'ai
récupéré les copeaux avec un coton tige et de la
graisse. Puis j'ai rectifié le filet de la vieille bougie avec
mon
outil
à rectifier les filets (Réf. Facom 232.B). Enduite de
graisse cuivrée, j'ai vissé / dévissé une
bonne dizaine de fois la vieille bougie dans la culasse (ça
allait très bien!). Puis j'ai réussi à remonter la
nouvelle bougie N°4 sans difficulté jusqu'à ce
qu'elle soit en appui sur son siège conique. Et ça a
tenu? OUI, la 146 a fait 200 km d'autoroute le lendemain sans la
moindre bougie passant au travers du capot!
Couple de serrage des bougies 16
à 20 Nm.
Remontage dans l'ordre inverse.
La batterie
débranchée aura remis la mémoire de diagnostic des
bougies à zéro. Essai, ça démarre bien et
le moteur fait beaucoup moins de bruit à froid tout en tournant
"plus rond" mais ce satané serpentin de préchauffage
clignote encore. Comment est-ce possible? Une bougie est HS... A moins
qu'elle ne soit pas connectée! Et là je soupçonne
la connection de la bougie N°3. En effet - rappelez-vous - cette
bougie a une connection filetée (mauvais modèle de bougie
monté par Bozo) et son connecteur non adapté bat
effectivement la campagne.
Je le déforme un peu avec un pince pour qu'il
"prenne" sur la borne filetée, je débranche la batterie
pour remettre la mémoire "diag" à zéro et on
recommence. Alleluia, plus de serpentin, le moteur tourne et je suis
enfin serein.
Le premier tiers
du tapis de coffre est affreusement déformé depuis que du
liquide (de l'huile de boîte je crois) s'est
déversé dessus. Les charges lourdes placées dessus
par les propriétaires l'ont achevé. Depuis, n'importe
quel petit objet finit immanquablement dans le compartiment de la roue
de secours à cause des entrebaillements dans le tapis.
Avec un morceau de contreplaqué
de 5 mm
récupéré et grossièrement "dégrossi"
à la Dremel, de
la colle néoprène en bombe, des agrafes de 10 mm et des
serre-joints, j'ai tenté de lui redonner une
forme plus droite.

Pour finir une barre de bois avec de la colle du même nom pour
rigidifier l'ensemble.

Résultat final avec une couche de mousse comme antibruit pour
éviter des couinements de la planche
sur la roue de secours.
12-AVR-2008:
210527 km
Propriétaire et mécano confirment que
le passage des vitesses s'est amélioré depuis la vidange
de la boîte. Je songe également à lubrifier toute
la tringlerie de la commande qui m'a l'air un peu oxydée, on ne
sait jamais. Mais avant j'aimerai mettre un petit coup de nettoyeur
haute pression sur le bloc moteur. A venir sans doute.
Profitant de quelques instants, je
vérifie
- la pression des pneus: les deux pneus rechapés à
l'avant semblent moins stable en terme
d'étanchéité que les deux pneus traditionnels
à l'arrière
- le niveau d'huile moteur: OK, niveau à environ 80% de
l'échelle MIN-MAX
- le niveau d'huile de boîte, espérant que le bisulfure de
molybdène la noircisse suffisamment pour que le niveau soit plus
lisible: l'huile est à peine plus sombre mais on distingue mieux
le niveau sur la petite jauge. Il y a encore trop d'huile, aaargh!
Environ 3 mm au dessus du max.

En me frayant un passage jusqu'à la jauge de boîte, deux
objets m'înterpellent: un bloc laissé à lui
même et un écrou libre sur une tige filetée:
l'écrou est grippé et le bloc porte l'inscription
"Siemens
B337 V23136-J1004-X47 46537685 12 V/50 A". Un relais ou un gros fusible?

Un coup de dégrippant et de clé de 10 mm plus tard, j'ai
tout remis à sa place, souhaitant Bozo à tous
les diables.

La rainure gauche du toit a des éclats de peinture qui sont
cachés par une baguette de caoutchouc au niveau de la porte
arrière. J'ai gratté la peinture
qui s'effrite et j'ai remis une petite couche.
20-AVR-2008:
210745 km
Dernière conso mesurée à 6.17
l/100 km. Aujourd'hui lavage du moteur. Ah non... La station de lavage
est fermée! Mais à propos d'eau c'est vrai qu'il y a ce
morceau de mousse sous la banquette arrière qui était
trempée la seule fois où j'y ai passé
l'aspirateur. Elle est sèche aujourd'hui.

La mousse parfois mouillée (flèche).
La découpe faite par le passé par des mécanos trop
pressés de trouver une panne (grand cercle).
Un trou dans la tôle (petit cercle). Je ne crois pas que l'eau
s'infiltre par là mais mieux vaut boucher ce
trou par prudence.

Voici deux petits morceaux de résine époxy et de
durcisseur. Après mélange, j'ai bouché le trou avec
la pâte résultante.

[MàJ du 05-JUN-2008] Réparation de fortune aux rubans
adhésifs. Pas top mébon...
26-AVR-2008:
211087 km
Aujourd'hui lavage du moteur. On dépose juste
le cache supérieur et on asperge le cambouis séché
avec de l'huile fine en bombe. Le moteur tourne et on tente
d'éviter autant que faire se peut les connections
électriques. J'ai aussi mis une grosse couche de "Kärcher"
sur le carter d'huile et le carter de boîte.

Bon ce n'est pas parfait mais c'est déjà nettement plus
propre.

Encore un truc qui m'avait échappé jusqu'à
présent (ainsi qu'à bon nombre de membres de la famille
Bozo): la petite collerette type bavoir autour du bouchon vient
au dessus
du cache! Ici j'utilise
simplement la clé mais on peut tout aussi bien dévisser
le bouchon et ôter la bavette le temps d'installer
le cache pour finir par tout remettre par dessus.
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