
Sous le soufflet du levier de frein un main, on desserre l'écrou
tendeur de plusieurs tours (clé de 13 mm).

Il devient ainsi possible de déboîter le câble de
frein à main (cercle). Je me croyais plus malin voulant
zapper cette opération. Peine perdue, elle est selon moi
indispensable pour pouvoir bien travailler. On
pourra également déboîter le ressort de rappel
(flèche) pour faciliter le remontage ultérieur. Du
côté
gauche le petit soufflet de protection du câble est crevé.
J'ai aspergé ce petit mécanisme avec du
dégrippant car mon expérience m'a montré qu'il
était très exposé et souvent grippé sur
d'autres voitures.

Puis on dépose l'étrier de frein (2 vis avec clés
de 13 et 15 mm, visserie freinée). Notez la butée de
fin de course dans le ressort, toujours en place (collée
à 209178 km).

Les plaquettes AR gauche (frein faisant le bruit le plus insupportable)
étaient comme soudées au
support d'étrier. J'ai dû recourrir à la force
(cher marteau d'un kilogramme...) pour les déposer.

Petite anecdote: j'avais cherché les plaquettes sur le Net. Il
existe 2 types pour étrier en fonte et étrier
en aluminium. Voici la version pour étrier de marque Lucas en
aluminium, reconnaissable aux 2 encoches
(1 seule pour la variante fonte). Elles sont bonnes à être
changées soit dit en passant (merci le Ciel!).

On en profite pour vérifier le libre déplacement des
colonnettes de guidage de l'étrier.

La dépose du support de l'étrier facilitera son nettoyage
(2 vis avec clé Allen de 8 mm, visserie freinée).

A présent on nettoie scrupuleusement toutes les surfaces
fonctionnelles, c-à-d servant au bon coulissement du
système y compris les surfaces d'appui
au dos des plaquettes. Y en a de la m****!

On peut aussi en profiter pour lubrifier les colonnettes. Attention
elles sont différentes. Voici la colonnette
supérieure. L'inférieure voit son diamètre se
réduire par paliers. La
graisse
cuivrée bien qu'idéale en
terme de température me semble trop collante pour cette
application. J'avais encore une variante de
couleur blanche très fluide dans mes étagères.
Modèle Barrierta de chez Klüber, bonne pour 260°C.

Même nettoyées, les plaquettes refusaient de prendre place
sur leur guide. C'est comme si elles avaient
gonflées. Ce fut le cas des 4 plaquettes. Un petit coup de lime
(sur la plaquette!) a remédié au problème.
Notez pour plus tard le pion ou ergot sous mon pouce.

Là où y a d'la gêne, y a pas de plaisir! Le moment
est venu de lubrifier avec une fine couche de graisse
cuivrée, par exemple
Molykote
Cu-7439, toutes les surfaces fonctionnelles qu'on a
nettoyées au préalable.
Egalement le dos des plaquettes là où elles touchent le
piston et l'étrier. Cela évite qu'elles vibrent.

Voilà l'opération qui m'aura pris le plus de temps.
Impossible de repousser le piston. J'ai cru qu'il était
grippé. En voulant injecter du dégrippant sous le
soufflet, je me suis aperçu que ce dernier était
crevé.
Puis le motif sur la face du piston m'a rappelé un machin que
j'avais vu chez Citroën (faut toujours qu'ils
se distinguent ceux-là). Pour enfoncer le piston il faut le
faire
tourner dans le sens horaire tout en poussant
dessus. Il existe des outils spéciaux pour cela (pince Facom
DF.6 ou kit
DF17-100).
J'ai
utilisé une pince
en combinaison avec mon repousse- piston, tant bien que mal. Attention
de ne pas abîmer le
soufflet...
Ah je comprends d'un coup! Il faut laisser les encoches du piston
en position verticale-horizontale pour
que le petit pion (voir ci-dessus) puisse s'y engager.
Pour les bricoleurs qui veulent se
faire un outil adéquat (mon cas lorsque je reviendrai changer les
plaquettes), le piston fait 30
mm de diamètre. Indice: la cote entre plats de l'écrou de
l'axe de la
pince multiprise sur la photo fait 12
mm.
Addendum du 22-JUN-2008: il
semble que j'ai raconté n'importe quoi. Après être
tombé par hasard sur un article, tous les freins à
disque ayant également la fonctionalité de frein à
main fonctionnent ainsi. En vissant tout en poussant le piston, c'est
le mécanisme de rattrapage du jeu du frein à main que
l'on "réarme". Que les Citroënistes et les Alfiste me
pardonnent ma langue de vipère.
Le remontage se
fait en sens inverse. Les vis CHC du support d'étrier se serrent
de
. Les vis
H de l'étrier (à changer en théorie à
chaque démontage) se serrent de
. Toute la visserie est freinée. Utiliser
un frein de filet moyen comme le
. Ecrous de
roues
environ
. Ne pas oublier
l'écrou sous le frein à main, disons roues
complètement freinées au quatrième cran.

Avant d'attaquer les freins, j'avais aspergé les vis de fixation
de la vanne EGR avec du dégrippant.
D'abord deux vis CHC (clé Allen de 5 mm) à déposer.
Le joint de couvre-culasse fuit
encore et plutôt beaucoup. Il faut vraiment songer à le
changer.

Et l'on a accès (restreint) aux deux autres vis H (clé de
13 mm).

Après plus de 213000 km, à ma grande surprise, la vanne
EGR n'est absolument pas encrassée.

De ce côté là non plus, rien à signaler.

On vérifie le libre mouvement de la soupape. Ici aussi RAS. La
vanne EGR n'est donc pas responsable
non plus de ce petit manque de pêche que je crois ressentir au
volant.
Remontage en sens inverse en badigeonnant copieusement le filet des vis
avec de la
graisse
cuivrée.