Fort d'un nouveau
jeu de plaquettes de freins AR et d'un joint de couvre-culasse neuf, je
décide de clore le chapitre des grands travaux de
réfection de
la 146. Pour la dépose des étriers et toutes les
opérations connexes au système de freins AR se
référer à l'intervention du 14-JUN-2008 en page 6.
Mais pour repousser le piston de l'étrier il faut d'abord que je
me fabrique un petit outil...

Dans un morceau de cornière de 50 (merci brother), pratiquer un
trou taraudé M10 X 1.5 à 15 mm
du bord. Avant il faut bien entendu percer à D-1.083 X pas soit
10-1.083*1.5 soit environ 8.5 mm.

Voici un petit truc pour faire des taraudages à
l'équerre: un écrou maintenu par une pince-étau au
dessus de l'avant-trou sert de guide.

J'ai modifié ensuite la tête d'une vis "papillon" dite
à lobes (et non pas d'un écrou!) pour qu'elle prenne
dans le "motif" du piston de frein. Deux écrous pour manipuler
le tout et voilà.

Le bastringue en action: pas évident à manipuler au
premier abord mais le travail est grandement facilité. L'outil
ripe dans sa prise tous les tours
environ parce qu'apparemment le piston recule plus vite que la vis
n'avance. Le mécanisme du piston semble avoir un pas de
l'ordre de 2.5 à 3 mm.

Surveillez le niveau du liquide de freins lors de la "repousse" des
pistons.


Rappelez-vous je vous disais qu'il fallait changer les vis de fixation
de l'étrier à la bride. Le kit de plaquettes de marque ATE
(
Alfred
TEves, dans le giron du
groupe Continental depuis des lustres) réf. 13.0460-2826.2 que
je me suis procuré sur le Net
ne contient que 2 vis, une erreur sans doute. J'ai donc
réutilisé 2 anciennes vis enduites de
Loctite 241. De
même avec les vis
de fixation de la bride, vis que je n'avais pas freinées lors de
la dernière intervention, sachant que j'allais remettre
ça.

Les vis de bride se serrent
de
47 à 58 Nm
(clé Allen de 8 mm).

En plus de tout ce que j'ai écrit la dernière fois et qui
reste valable (nettoyage, lubrification légère des
surfaces fonctionnelles du guidage des plaquettes et de leur "dos"), on
peut encore "détalonner" les
plaquettes (néologisme de mécano): les bords d'attaques
ont déjà un chanfrein, on peut en ajouter
un à la lime sur les autres arètes. Cela diminue
simplement le risque d'avoir des plaquettes neuves qui
couinent.

Les vis de fixation de l'étrier se serrent de
48
à 52 Nm (douille 13 mm et clé à fourche de
15 mm
pour la colonnette).
Ne pas oublier de remonter le câble de frein à main, de
régler son écrou et de serrer les roues (Ahem!).
Allez hop au tour du joint de couvre-culasse. Pour
la dépose de ce dernier et toutes les opérations connexes
se référer à l'intervention du 24-MAR-2008 en page
4. Le nouveau joint est de marque Payen réf. JP063,
trouvé
sur le Net pour moins de 8 EUR. L'original et le remplaçant
étant identiques en
tout point et Payen-Curtis (groupe Federal-Mogul) étant un
fournisseur de
première monte, il est probable que ces deux joints soient les
mêmes. 2 autres fournisseurs connus sont Elring-Klinger ou
Freudenberg-Corteco-Meillor (rachats successifs).

Bien nettoyer la gorge de joint dans le couvre-culasse.

Le plus chiant dans les travaux, c'est toujours le nettoyage. Pensez
aux vielles traces de pate à joint
dans les recoins des chapeaux d'AàC aux extrémités.

Pour parfaire l'étanchéité on peut étaler
une très fine couche de pate à joint (ici ma
préférée
Loctite
Ultra Grey) sur le plan de joint (en plus des 4 zones
nettoyées précédemment).