De menues bricoles sur une
Alfa Romeo 146 JTD 77 kW/105 CV de 2000
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20-MAI-2010: 242368 km

    Mon père a pu passer à la Poste pour moi. J'ai travaillé encore deux heures environ. La remise en place de la queue de la rotule du triangle inférieur fut assez facile avec l'aide de mon frère. Puis ce fut le tour de la rotule de direction, de l'écrou de transmission, des boulons de la transmission sur la sortie de boîte, de l'étrier de frein. Ensuite mise en place de la courroie. Démarrage pour vérifier le bon fonctionnement. Ouf! Remise en place du couvercle du passage de roue avec un "rilsan" pour faire la "troisième vis".

    Pour finir j'ai monté les nouvelles biellettes de barre stabilisatrice. Là il a fallu beaucoup jouer avec le cric, les chandelles, une pince étau, une pince de plombier. Mais au final tout est rentré dans l'ordre.

    N'ayant aucun couple de serrage j'ai tout serré à la main. Globalement dans ces zones de la suspension (des pièces dites de sécurité) on peut serrer sans crainte aussi fort que possible, c-à-d aussi fort que le permet un outil normal sans ajout de bras de levier, de rallonges, etc.


Voilà les derniers participants: deux biellettes Delphi réf. TC2102 et une courroie Continental 6PK1795.



La courroie a un enroulement bien torturé. La hauteur de l'hexagone de manipulation du tendeur étant
faible, attention de ne pas riper. Surtout ne pas laisser ses doigts dans cette zone pendant le montage!
Un tendeur qui rippe vous fracassera une phalange en un millier de petits morceaux d'os. GAFFE!
Mon conseil: enrouler la courroie pour finir sur la poulie de la pompe de direction assistée. Un aide
arme au maximum (=en bout de course) le tendeur par dessous pendant que vous passez la courroie
par le dessus en toute sécurité digitale.



Le filet de la biellette ne dépasse pas des silent-blocks. Ici une tentative infructueuse de tension avec
une pince étau. Cela marchera avec une grosse pince de plombier. Je n'ai serré les écrous qu'une fois
la voiture au sol pour ne pas mettre de précontrainte de montage sur les silent-blocks.



Voici la biellette en place à gauche (l'autre côté). J'ai marqué en rouge le boulon de la rotule inférieure,
une vis d'étrier de frein, les deux écrous Nylstop de la biellette (il faut que le filet inférieur dépasse
d'environ 6 à 8 pas pour être conforme au montage de départ) et le "rilsan" (eh oui il y en a un aussi à
gauche!). J'aurai dû lubrifier les silent-blocks pour faciliter leur mise en place plus tard lors du roulage.
J'envisage de desserrer puis de resserrer les biellettes dans une semaine afin de les lubrifier et d'espérer
qu'elles soient bien en place par la suite.


Un petit bilan

    J'aurai passé environ 11 heures et 15 minutes au total sur et surtout sous la voiture. A presque 39 ans, en bricolant le soir après une journée de travail, mon corps m'a fait souffrir pendant plusieurs jours d'affilé, surtout aux points d'appui sur le sol dans mon dos.

    Voici la liste de mes achats
- un alternateur de marque FM Autoteile réf. 41.581 trouvé sur le Net allemand pour 101 EUR (6 EUR de port vers l'Allemagne inclus) sans échange ni consigne. Assurément la bonne affaire de cette opération
- un kit soufflet de marque Febi Bilstein réf. 08474 (24-92-84) trouvé sur le Net allemand pour 8.99 EUR
- un kit soufflet de marque QH (Quinton Hazell) réf. QJB547 (24-57-100) trouvé sur le Net allemand pour 9.99 EUR
- un filtre d'habitacle de marque SCP réf. SA1130 trouvé sur le Net allemand pour 6.99 EUR (le port vers l'Allemagne pour les 3 précédents articles s'élève à 5.95 EUR)
- deux biellettes de barre stabilisatrice de marque Delphi réf. TC2102 trouvées sur le Net français pour 13.18 EUR
- une courroie poly-vé (multi-stries) de marque Continental réf. 6PK1795 trouvée sur le Net français pour 10.50 EUR (le port vers la France pour les 3 précédents articles s'élève à 5 EUR)

Soit un total de 161.60 EUR et ma modestie dut-elle en souffrir, c'est plutôt bon marché.


16-JUL-2010: 244900 km

    La voiture doit partir en vacances. Une inspection visuelle revèle que le résonateur de Helmholtz est troué (choc? Aspiration d'air sale! Bruit) et que le soufflet en entrée du turbo se fissure doucement à cause de tout le poids qu''il doit reprendre (voir les fixations cassées dans les pages précédentes).

    J'ai fait une réparation de fortune avec ce qui trainait dans les placards du propriétaire: ruban adhésif double face et ficelle. J'espère faire une réparation moins temporaire au retour des vacances. Je n'ai pas touché au soufflet.


De la ficelle pour reprendre le poids, du ruban adhésif contre les frottements (risque de coupure de la durite),
des surfaces importantes pour diminuer les pressions de contacts.



Tout est plein de cambouis. Pas facile d'y faire adhérer quelquechose.


 24-JUL-2010: 246340 km

    Tout est encore en place! Pas le moindre soucis avec 5 personnes à bord sur l'autoroute du soleil. Y a un ange pour les insconscients de la mécanique!


01-AOU-2010: 246614 km

    Le temps est venu de faire une réparation un peu plus solide avant le prochain grand voyage de l'Alfa.

    A ce sujet je suppose que je deçois beaucoup de lecteurs qui m'imaginaient comme la rigueur ultime, une sorte de fou. Comment se fait-il que celui qui nous a habitué à utiliser des machines-outils exotiques bidouille à présent avec des bouts de ficelle? Ici il faut que je parle de la différence entre efficacité et efficience.

    Pas chez moi, pas ma voiture, pas planifié, cela m'oblige à être efficient (rapport entre les moyens mis en oeuvre et les résultats obtenus).

    Donc me voilà dans ma fosse avec pas grand chose. J'ai découpé aux ciseaux un morceau d'aluminium dans une chute de 0.5 mm d'épaisseur qu'il me restait du revêtement de mon établi. J'ai dégraissé le résonateur et j'ai collé ma rustine avec du silicone sanitaire de mon chantier salle de bains.

    Avec un vieux morceau de tôle (de provenance d'électroménagère je crois) plié à deux endroits et du fil de fer (issu de gaine ICTA de mon chantier électrique) j'ai fabriqué un support pour le résonateur.

    Pour finir avec ma pâte Hylomar j'ai colmaté la fissure dégraissée dans le soufflet en entrée du turbo. La pâte Hylomar à "plasticité permanente" me semblait la plus adaptée. C'est une sorte de gel bleu à base polyuréthane, très collant. La voiture n'a pas bougé pendant 24 heures pour attendre le séchage.


Voilà l'infâme secret que cachait le double face.



Trop de lumière, on ne voit pas bien l'aluminiun. Notez la tôle redressée par rapport à la première photo.



La fixation avant de la tôle support. On distingue mieux le morceau d'aluminiun.



La fixation arrière du support.



Le colmatage de la fissure. Comme ça colle horriblement, pas facile à étaler la pâte Hylomar.


12-AOU-2010: 247862 km

    Plus de 1200 km avec la réparation précédente. Tout va bien. La voiture est en Corse. Un trottoir devant une plage, descendu en marche arrière. Avec le rebond de la suspension avant au moment du changement de niveau, la plaque de fortune vient heurter le bord du trottoir, un grand bruit métallique et un touriste de ramasser une plaque métallique rouillée au sol. Je suppose que les fils métalliques ont cassé par traction excessive au moment du choc.

    Une réparation similaire à la première sera entreprise sur place afin d'éviter la fissuration complète du soufflet colmaté: morceau de ficelle et ruban adhésif que j'avais laissé dans le coffre du propriétaire et une petite improvisation faite avec du fil éléctrique trouvé autour d'un poteau et qui servait selon le proprio à fixer les jours précédents des panneaux du cirque Moreno en tournée dans le coin (si y en a qui connaissent; moi pas).




19-AOU-2010: 249107 km

    La voiture est de retour sous ma triste lattitude pluvieuse. La réparation de fortune a tenu bond. La voilà à nouveau au dessus de ma fosse avec la plaque métallique qu'on a eu la gentillesse de me rapporter comme souvenir de Corse (sympa; m'enfin un p'tit saucisson aurait fait l'affaire aussi!)

    Le trou bouché avec l'alu et le silicone est intacte. Juste un gros film d'huile venant de plus haut. J'ai refait la fixation comme la première fois mais cette fois avec deux fils de fer pour l'avant. Idem pour l'arrière. Roulez jeunesse.




    Je note que les plaquettes de frein avant sont mortes (j'ai du mal à voir une quelconque garniture) et que les disques sont sans doute sous la cote minimale de 18,2 mm. Le niveau d'huile est proche du mini. Faudra aussi bientôt à nouveau changer l'huile selon mon programme de maintenance rapprochée.


29-AOU-2010: 250003 km

    Epuisantes vacances pour l'Alfa! Les plaquettes avant sont à l'agonie, le liquide de freins à presque 3 ans et avec le nouvel échéancier des vidanges que j'avais fixé, l'huile a 10000 km et je crois judicieux de la changer.


Une vidange simple, par aspiration, toujours avec ma pompe PELA-6000 (faut bien l'amortir!)
L'huile bien que chaude semble hyper épaisse. Cela me chiffonne. Déjà archi rincée en 10000 km?



J'ai aussi déposé le filtre pour le vider de sa vieille huile. Je l'ai nettoyé et reposé.



D'après les documents que j'ai trouvé dans la voiture les disques ont été changés vers 114000 km.
Le gauche fait 17.55 et le droit 17.46 mm d'épaisseur. Ils sont rincés aussi, bien en dessous de la cote
limite de 18.2 mm. La voiture ayant ses jours comptés, il a été décidé de ne changer que les plaquettes
(c'est mal je sais).



Les opérations sont ultra classiques. Dépose de l'étrier avec deux vis (clé de 19 mm). J'ai repoussé
le piston avec un serre-joint et une douille de 27 mm. Surveiller le niveau de liquide dans le bocal.



Petite particularité: seul l'étrier gauche est pourvu d'une alerte d'usure. Point commun avec les voitures
françaises: ça ne marche pas non plus. Ici ce n'est pas le fil qui est cassé mais autre chose. La limite a
été atteinte depuis longtemps mais rien ne s'allume au tableau de bord pour autant. J'ai choisi la marque
Textar car c'est un fournisseur de première monte qui a toute ma confiance. Ne pas chercher à faire
5 EUR d'économie sur les plaquettes.



Voici le coulisseau de l'étrier (si quelqu'un a un meilleur nom?). J'ai nettoyé et lubrifié les surfaces
fonctionnelles avec une fine couche de graisse cuivrée.



Pour finir j'ai purgé les 4 étriers avec du liquide de freins neuf.



Pour finir la vidange j'ai rempli le moteur avec 3.9 l d'huile 10W-40 semi-synthétique.



Comme toujours j'ai ajouté du bisulfure de molybdène en poudre (suspension colloïdale), environ 8 g.
Dilué dans un peu d'huile dans un récipient fortement secoué.


    Quelques notes: les soufflets de la transmission gauche sont bien fissurés, ce n'est plus qu'une question de temps avant qu'un d'eux ne soit percé. Les petits soufflets en bout de câbles de frein à main au niveau des étriers arrières sont en lambeaux. Proximité de l'échappement? Qualité médiocre en tout cas. J'ai aussi reserré l'écrou des biellettes de la barre anti-roulis de façon à laisser dépasser de l'écrou Nylstop 6 à 8 filets comme à l'origine.


19-JUN-2011: 266013 km

    La voiture a été vendue par le propriétaire. Mise à prix à 750 EUR, elle est partie pour 650 sans contrôle technique. Bye-bye mon Italienne de caractère, éternelle malade, toujours un truc qui n'allait pas. Mais elle bouffait de la borne sans trop rien dire. Qui peut bien avoir acheter ça? Eh bien à mon grand étonnement il existe bien un marché pour les voitures très kilométrées à petit prix. Tous les gens qui galèrent, avec des enfants, qui ont un boulot mais de faibles revenus. La vieille voiture vous lache, pas vraiment d'argent de côté et il faut bien aller au taf. J'espère que cette bonne vieille Titinne rendra encore beaucoup de services à ses nouveaux proprios.

    Sa remplaçante est la Touran, qui devrait me laisser tranquille un bon bout de temps.


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