Changement du joint d'étanchéité dynamique
de l'arbre d'entrée de la transmission finale de la K1
(également valable à 90% pour tout autre version à "Paralever")


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25-FEV-2006: 69078 km

    Bon ben on attaque sauvagement et avec méthode le changement de joint fuyard. Avant de faire quoi que ce soit, je veux voir si la vis pivot de réglage (vocabulaire du manuel d'atelier BMW) se laisse démonter facilement. J'ai peur qu'elle ne soit serrée très fort. Dans les microfiches de la K1 le montage de la vis pivot de réglage se fait sans frein de filet, ce qui n'est plus le cas des modèles Paralever suivant (leur manuel d'atelier respectif indiquant une chauffe de 120°C pour venir à bout dudit frein de filet). Ma crainte est qu'un quelconque mécano ait voulu un jour jouer à Monsieur Plus pour que "ça tienne".


En cas de repli stratégique nécessaire, je préfère marquer par avance les positions
 de la vis pivot de réglage et de son contre-écrou par rapport au bras oscillant.



On commence par desserrer le contre-écrou (douille de 27 mm).
J'utilise comme rallonge un tube en aluminium que j'ai depuis longtemps et dont le diamètre
intérieur s'adapte parfaitement au diamètre extérieur de ma clé porte-douille.
Avec un effort élevé sur le montage ci-dessus, il est très facile de faire lever l'avant de la moto.
C'est pour cela que j'ai laissé la roue AR en place. En pivotant autour de la béquille centrale,
la moto vient naturellement en butée contre le sol avec la roue.
Mais bon, je n'en ai pas eu besoin, le contre-écrou est venu sous un effort largement acceptable.
Il suffit de dévisser le contre-écrou d'un demi-tour.



Puis au tour de la vis pivot réglable (clé Allen de 6 mm).
Là encore aucune difficulté. Pas de présence de frein de filet.
Un quart de tour suffit. Il s'agit juste d'un travail préliminaire.



On dépose le cache en le déboitant avec un levier arrondi si possible.



Puis au tour des écrous de roue. Engager le premier rapport de boîte pour empêcher la roue de
tourner. Je commence par la vis centrale, puis je suis un schéma en croix (douille de 17 mm).



Mais la dépose de la seule roue AR sur la K1 c'est déjà un chapitre pour soi.
Il faut pour cela "tomber la moitié arrière du garde-boue.
On commence par les deux vis cruciformes latérale (Phillips N°2).
Mieux vaut avoir pour cela un tournevis à manche très court (dit "Tom Pouce").



Ensuite il faut accéder sous la selle... D 'où dépose du dosserret.



Et rangement des vis sur la fameuse plaque.



On dépose la selle en "tirant sur la tirette" du petit coffre arrière gauche.



Et enfin on dévisse la vis cruciforme centrale qui maintient notre garde-boue (Phillips N°2).



Mais ce n'est pas fini, il reste encore deux vis juste derrière et au dessus de la plaque minéralogique (douille de 10 mm).



Et enfin le demi garde-boue se dépose. Mais la roue n'est pas encore sortie.



A présent il faut aussi déposer l'étrier de frein (clé Allen de 8 mm).



Déboîter les câbles des capteurs de vitesse (compteur et ABS).



Extraire l'étrier. Et se démener comme un ahuri pendant 10 minutes pour réussir à sortir cette satanée roue.
Du calme, de la réflexion, ce n'est pas le moment d'abîmer la jante.
On dirait qu'il est impossible de sortir cette maudite roue tellement l'espace est restreint.



Je comprend seulement maintenant d'où viennent ces traces de coups sur la jante et leur retouche grossière.
Lors de la remise en état, j'avais déposé la roue après tout le carénage. Je n'avais pas vu la difficulté.



Les coups proviennent de la rencontre avec les dents de la couronne de l'ABS.



J'ai mis un gros chiffon sur la couronne et j'ai sorti la roue légèrement en force en la
faisant glisser contre le pot d'un côté et contre la couronne (i.e. le chiffon) de l'autre.



Cette encoche prend enfin tout son sens! Sans elle, impossible de déposer la roue.