Bon ben on attaque sauvagement et avec
méthode le changement de joint fuyard. Avant de faire quoi
que
ce soit, je veux voir si la vis pivot de réglage
(vocabulaire du manuel d'atelier BMW) se laisse démonter
facilement. J'ai peur qu'elle ne soit serrée très
fort.
Dans
les microfiches de la K1 le montage de la vis pivot de
réglage
se fait sans frein de filet, ce qui n'est plus le cas des
modèles Paralever suivant (leur manuel d'atelier respectif
indiquant une chauffe de 120°C pour venir à bout
dudit frein
de filet). Ma crainte est qu'un quelconque mécano ait voulu
un
jour
jouer à Monsieur Plus pour que "ça tienne".

En cas de repli stratégique nécessaire, je
préfère marquer par avance les positions
de la vis pivot de réglage et de son
contre-écrou
par rapport au bras oscillant.

On commence par desserrer le contre-écrou (douille de 27 mm).
J'utilise comme rallonge un tube en aluminium que j'ai depuis longtemps
et dont le diamètre
intérieur s'adapte parfaitement au diamètre
extérieur de ma clé porte-douille.
Avec un effort élevé sur le montage ci-dessus, il
est
très facile de faire lever l'avant de la moto.
C'est pour cela que j'ai laissé la roue AR en place. En
pivotant
autour de la béquille centrale,
la moto vient naturellement en butée contre le sol avec la
roue.
Mais bon, je n'en ai pas eu besoin, le contre-écrou est venu
sous un effort largement acceptable.
Il suffit de dévisser le contre-écrou d'un
demi-tour.

Puis au tour de la vis pivot réglable (clé Allen
de 6 mm).
Là encore aucune difficulté. Pas de
présence de
frein de filet.
Un quart de tour suffit. Il s'agit juste d'un travail
préliminaire.

On dépose le cache en le déboitant avec un levier
arrondi
si possible.

Puis au tour des écrous de roue. Engager le premier rapport
de
boîte pour empêcher la roue de
tourner. Je commence par la vis centrale, puis je suis un
schéma
en croix (douille de 17 mm).

Mais la dépose de la seule roue AR sur la K1 c'est
déjà un chapitre pour soi.
Il faut pour cela "tomber la moitié arrière du
garde-boue.
On commence par les deux vis cruciformes latérale (Phillips
N°2).
Mieux vaut avoir pour cela un tournevis à manche
très
court (dit "Tom Pouce").

Ensuite il faut accéder sous la selle... D 'où
dépose du dosserret.

Et rangement des vis sur la fameuse plaque.

On dépose la selle en "tirant sur la tirette" du petit
coffre
arrière gauche.

Et enfin on dévisse la vis cruciforme centrale qui maintient
notre garde-boue (Phillips N°2).

Mais ce n'est pas fini, il reste encore deux vis juste
derrière
et au dessus de la plaque minéralogique (douille de 10 mm).

Et enfin le demi garde-boue se dépose. Mais la roue n'est
pas
encore sortie.

A présent il faut aussi déposer
l'étrier de frein
(clé Allen de 8 mm).

Déboîter les câbles des capteurs de
vitesse
(compteur et ABS).

Extraire l'étrier. Et se démener comme un ahuri
pendant
10 minutes pour réussir à sortir cette
satanée
roue.
Du calme, de la réflexion, ce n'est pas le moment
d'abîmer
la jante.
On dirait qu'il est impossible de sortir cette maudite roue tellement
l'espace est restreint.

Je comprend seulement maintenant d'où viennent ces traces de
coups sur la jante et leur retouche grossière.
Lors de la remise en état, j'avais
déposé la roue
après tout le carénage. Je n'avais pas vu la
difficulté.

Les coups proviennent de la rencontre avec les dents de la couronne de
l'ABS.

J'ai mis un gros chiffon sur la couronne et j'ai sorti la roue
légèrement en force en la
faisant glisser contre le pot d'un côté et contre
la
couronne (i.e. le chiffon) de l'autre.

Cette encoche prend enfin tout son sens! Sans elle, impossible de
déposer la roue.