07JUL06:
70413 km
Pour pouvoir déposer les
plaquettes des
freins AV dans le but de les changer, il faut au préalable
faire
comme si on allait
déposer la roue
AV. Cela permet de
dégager les étriers des disques et
d'avoir accès aux plaquettes. Certaines photos sont issues
d'autres articles.

Nous voilà dans la situation de départ. Un
étrier
est déposé, l'autre est encore en place.

Les plaquettes sont maintenues par un goupille qu'il suffit de chasser
(de l'intérieur de la roue vers l'extérieur).
Dans mon cas j'ai utilisé un chasse-goupille (par exemple
Facom
249.4 ayant 4 mm de diamètre), mais un gros
clou pourrait très bien faire l'affaire.

Suite du retrait de la goupille. Elle accroche souvent car elle est
sale et/ou partiellement oxydée. Les
plaquettes tombent ensuite hors de l'étrier sous l'effet de
leur
propre poids.

Voilà un produit qui doit ramener du pognon à pas
mal de
monde
dans le circuit
- à MIBA le fabricant, une société
autrichienne
spécialisée dans la métallurgie des
poudres (le
frittage) réf. MD512HH
- à Brembo qui y achète ses plaquettes pour les
vendre
à Béhème, réf. 07.4901.14
- à BMW réf. 34.11-7 663 764 et au conc.
Noter le ressort anti-bruit à essayer de
récupérer
si vos plaquettes de rechange n'en possèdent pas.
Car évidemment au tarif Béhème, au
moins 50% de la
populace self bricolo va passer par la case adaptable.
Plaquette support 3.88 mm d'épaisseur, garniture restante
3.36
mm (neuve sans doute aux alentours de 4 mm)
A noter que sur les versions plus récentes
d'étrier
(R1100 RT), la goupille possède un trou radial pour y loger
une seconde goupille élastique de type "Beta". Goupille
à
déposer au préalablle évidemment.

On tachera de "récupérer" au mieux la goupille
avec une
brosse à poils métalliques et/ou du papier
à
poncer.
Je ne crois pas qu'une lubrification soit recommandée. Avec
elle, la poussière va adhérer encore plus vite.

A présent il faut s'occuper de l'étrier
déposé. On fait sortir un peu les pistons en
pompant.

L'observation de l'étrier permet de déceler un
éventuel piston grippé (il ne bouge plus du
tout). Par
contre,
il est normal que tous ne sortent pas de la même valeur. Ceux
qui
ont le plus de frottement interne bougeront
peu car ceux avec le moins de frottement "consommeront" la course
provoquée par l'actionnement du levier.
Jouer avec un outil pour faire sortir tous les pistons de 1
à 2
mm de plus.
L'idée
derrière cette intervention est simple (basée sur
du
vécu sur ma GS500 E et d'innombrables témoignages
cybernétiques). La partie cylindrique qui dépasse
du
piston est copieusement recouverte de poussière de frein,
sel de
l'hiver...etc (cercle rouge photo ci-dessus). Si on repousse le piston
tel quel afin de pouvoir monter les nouvelles plaquettes, on va forcer
le "rebord" de saleté à
pénétrer sous le
joint. Déjà que cela n'est pas terrible pour
l'étanchéité, mais surtout vos freins
ne
fonctionneront plus correctement. Pourquoi? Parce que le joint sert
aussi d'élément de rappel élastique du
piston de
frein une fois qu'on a relaché la pression. Si on "bourre"
le
joint, plus de rappel, la plaquette reste en appui, la roue est
freinée (bonjour la conso), la plaquette s'use
(jusqu'à
ce qu'elle ne touche plus) et le disque chauffe à crever
(usure,
déformation). Il est donc important de toujours
vérifier
après montage de nouvelles plaquettes que la roue tourne
librement une fois le frein relaché.

Bon moi j'attaque à la brosse à poils de laiton
et au
nettoyant pour frein.

Autre détail pour éviter les blocages de roue:
diminuer la
quantité de liquide de frein s'il s'avère que le
fait de repousser les pistons fait dépasser le niveau maxi.
Résultat identique à ci-dessus: les freins sont
en action même si personne ne touche au levier (tournevis
Phillips N°2).

La petite membrane élastique qui fait office de joint et qui
suit fidèlement (grâce à sa forme de
soufflet)
la surface supérieure du liquide dans le bocal. Ne pas
hésiter à bien la nettoyer.

Voilà le liquide sans rien pour gêner sa
remontée.
On en retirera à la seringue si besoin était.

Il suffit maintenant de repousser à fond les pistons de
l'étrier. Ici avec mon outil repousse-pistons. On
y arrive aussi autrement avec des leviers (tournevis).

Voici les plaquettes adaptables que j'ai choisi: des Lucas MCB 680 SV
(matériau fritté). Raisons de ce choix:
- un des rares produits adaptables possédant les ressorts
anti-bruit des modèles d'origine
- des performances de freinage légèrement au
dessus de la
pièce d'origine (selon les mesures de la presse
spécialiséé)
- un tarif ultracompétitif sur le Net (moins de 25 eur la
paire)
Je vous ajoute le boniment habituel. Selon Lucas, "posséde
une
sous-couche céramique limitant le transfert de chaleur
aux étriers et à l'hydraulique; 400°C
max".
Plaquette support 4.13 mm d'épaisseur, garniture 4.12 mm

On présente les plaquettes par dessous et la goupille par le
côté.

Reste plus qu'à faire chevaucher l'étrier sur le
disque
et passer à l'autre.

Une fois les
autres plaquettes changées, reposer le joint-soufflet.

Puis refermer le bocal du
maître-cylindre de frein (vis phillips N°2)et
procéder comme pour
un
remontage
de roue. C'est
terminé!
Freinez modérémment les
200 premiers kilomètres!
(rôdage plaquettes neuves)