17-FEV-2007:
34577 km

Maintenant que le joint à lèvre et ses abords
(notamment
la graisse sale côté roulement) ont
été
nettoyés,
on met une fine couche de graisse propre sur la lèvre et
éventuellement un peu sur le mécanisme
d'entrainement du compteur. Il s'agit ici d'une simple
graisse au
savon de lithium (
graisse
SKF
LMGT 2/0.2) avec une excellente résistance à
l'eau par
définition. Evidemment cette graisse va à
nouveau accumuler les saletés mais je
préfère
cette solution au montage à sec. C'est aussi pour cela
que j'en mets une quantité très faible, juste
suffisante
à la lubrification du contact lèvre / prise de
compteur.

Idem avec l'axe de roue: cela facilite le montage et l'auto-alignement
des fourreaux.

Toujours cette manie de la lubrification: ici la prise du compteur avec
la zone de contact du joint à
lèvre et le mécanisme interne d'entrainement.

On passe la roue entre les fourreaux et avec de légers
mouvements de va-et-vient, on repasse les
étriers de freins par dessus le disque sans endommager la
jante
(on fait gaffe quoi! Et au pire on prend
deux secondes pour protéger la zone).

On enfile l'axe sans oublier la première entretoise
(flèche).

De l'autre côté, on n'oublie pas la prise du
compteur.
Attention à ce que les dents de l'entrainement
(flèches) ne soient pas en face les unes des autres,
sinon...
Bah vous verrez bien.

Roue en place on vérifié qu'on n'a pas introduit
de
saleté sous les joints des pistons des étriers de
freins. Donc on commence par pomper (vignette du haut: photo prise sur
la K1 car au moment de
ce montage, ma RT était équipée de
manchons). Une
fois le levier de frein présentant sa résistance
habituelle,
on vérifie que la roue tourne encore librement (on peut
puisque
la moto est encore sur le cric). Si ce
n'était pas le cas c'est que l'effort de rappel
élastique
des joints des pistons d'un (ou des) étrier(s)
n'est plus présent. Sans doute de la saleté
introduite
lors du repoussage des pistons au démontage.
Dans ce cas, redémonter les étriers un
à un, faire
sortir les pistons en pompant (et avec un peu de chance
la saleté restera sur les pistons qu'on nettoiera) ou alors il
faut se
démonter entièrement les étriers pour
les
nettoyer (ça va mieux qu'on ne croit si on est soigneux).

Voilà un petit schéma de mon cru (excusez le
côté "fait à la main et à la va-vite").
J'essaye d'y expliquer ce que j'ai écrit ci-dessus. On reconnait
de
gauche à droite: le disque de frein, la garniture de la
plaquette de frein, sa plaque support, l'entretoise* qui transmet
l'effort du piston à la plaquette,
le piston, le logement du piston (étrier) et les deux joints. Le
joint principal (celui à la section trapézoidale) est
conçu de telle façon qu'il se déforme
légèrement lors du mouvement du piston. De cette
façon, lorsque l'on arrête de mettre en pression le
liquide de frein, le joint voulant reprendre sa
forme initiale, il "rappelle" le piston de frein. On arrive même
à voir ce petit mouvement à l'oeil nu. Lorsque l'on
repousse le piston (changement de
plaquettes, démontage de l'étrier), on force la
saleté accumulée sur la partie cylindrique du piston
à aller sous les lèvres du joint pare-poussière.
C'est
alors que le piston se retrouve coincé. Certes pas assez pour
que la pression élevée du "freinage" l'empêche de
sortir, mais suffisamment pour résister
à la force de rappel du joint principal. Du coup la plaquette
frotte, s'use, fait chauffer le disque, augmente la conso, etc.
* Cette entretoise est
présente sur de nombreux étriers. Elle a plusieurs
fonctions. D'abord elle permet d'avoir un piston creux à fond
plat ce qui limite la quantité de liquide de frein à
utiliser dans le circuit (gain de volume). Ensuite étant en
plastique elle fait gagner du poids et isole thermiquement plaquette et
piston.

On repose la roue AV au sol et on serre les étriers au
couple
40
mN
(2 X 2 vis CHC avec empreinte de 8 mm)

On serre l'axe de roue à
30 mN
(clé de 17 mm)

On tente de faire pomper la suspension avant pour aligner les fourreaux
(pas facile de jouer au
Shadok avec le Télélever). J'ai oublié de faire
une photo. Du coup vous avez droit à la K1.

On serre les brides de l'axe à
22
mN (2 vis CHC avec empreinte
de 6
mm)



Comme d'hab, je marque la visserie en vue de contrôles rapides
ultérieurs (des fois qu'il me faille à
nouveau 4 ans pour user ce pneu ☺).

Ah l'entrefer: comme à chaque dépose de roue, il
faut
vérifier la constance de ce réglage. La zone
de contrôle de la couronne dentée était
repérée sur ma RT. Si cela n'est pas le cas, il
faut se
la chercher
au comparateur comme dans
cet
article.

Jeu min 0.45 mm, jeu max 0.55 mm. le jeu de cales est dans la trousse
de bord (sauf perte ou revente
sur ebay si vous avez acheté votre machine d'occasion
à
un particulier qui a voulu maximiser son bénéfice
en morcelant sa bécane). La cale "Min" rentre, la "max"
n'entre
pas. Eventuellement sans comparateur,
on pourra introduire la cale "Min" et faire tourner la roue lentement.
Cela ne doit jamais coincer je crois
(cela dépend si la zone marquée de la couronne
est la
plus proche ou la moins proche du capteur ABS).

Pour finir on remonte le sabot (clé Allen de 3 mm).

Et le garde-boue AV (clés Allen de 3 et 5 mm).