Le modèle à commande par câble des BMW est sans
doute et de loin le meilleur du monde. Petite revue de détails
pour étayer ma thèse de l'amour du travail bien fait.

Défaire le contre-écrou crénelé.

Revisser le tendeur à fond vers le levier (soulever la petite
capuche en caoutchouc pour lui épargner
les contraintes de torsion).

A présent il y a assez de jeu pour pouvoir sortir
latéralement le cylindre en bout de câble (photo
floue désolé).

Une fois la première extrémité
dégagée, la seconde côté boîte de
vitesses se laisse déboîter aussi.

Et maintenant observons... Mince c'est en deux parties! Une qui tire et
l'autre qui pivote. Malin ces
Bavarois. Examiner le logement cylindrique en bout de levier
d'embrayage pour voir s'il n'est pas
creusé.

Dévisser complètement le tendeur et sortir l'ensemble.
Mince y a encore une pièce? Un petit tube de
feutrine qui sert de joint et de réservoir de lubrifiant.

Ici je dégaine le piston pour chasser de la graisse dans la
gaine d'embrayage. De toutes c'est celle qui
travaille le plus (c'est donc aussi logiquement le plus gros
câble).

Encore un peu de graisse marine dans le petit soufflet
côté boîte.

Devant tant de minutie, il faut que je rende hommage à cette
conception en étant moi-même perfectionniste.
Les deux cylindres de part et d'autre du câble d'embrayage
subissent de grosses pressions de contact.
J'incorpore donc dans les micro-anfractuosités des cylindres un
peu bisulfure de molybdène en poudre
qui sera le dernier rempart contre le frottement sec.

Graisse marine aux deux extrémités du câble. pas
trop c'est inutile.

A présent le levier. Tournevis plat et clé de 10 mm.
Photo sous exposée car mes accus venaient de
rendre l'âme.

Mince encore une pièce de plus! Le levier a une sorte de bague
anti friction avec un genre de Téflon.
Mais surtout il y a une rondelle bombée dans un lamage au
dessus de la bague. C'est un ressort qui
rattrape le jeu latérale du levier!
Alors cylindres de découplage des tractions rotations, joint
feutre, rondelle bombée, vous en avez déjà vu des
petits chef d'oeuvre de mécanique bien pensés comme cela
sur d'autres embrayages? Moi jamais... Vers 1993 il devait rester un
vieux au BE chez Béhème qui contre vents et marées
nous faisait profiter de toute son expérience. Bravo Monsieur.
Nulle doute que des arrivistes aux dents longues et âpres aux
gains ont eu sa peau peu de temps plus tard.

Il suffit de raccrocher le petit cylindre lubrifié au bisulfure
de molybdène et à la graisse marine sur
l'embout du câble lui-même lubrifié aux mêmes
ingrédients et de placer l'ensemble sur la fourchette
en bout du levier côté boîte.
Le reste du remontage se fait dans l'ordre inverse. Mais il faudra
encore bien
régler la garde.