Selon BMW, le
filtre à carburant est à changer tous les 30000
km ou
plus tôt (tous les 15000) en cas de carburant de basse
qualité. Il s'agit encore du filtre dont était
équipée la K1 lors de son rachat. Il avait
été changé aux alentours de 42000 km.
Je voulais
attendre
75000 km avant de le changer (parce que j'aime les comptes ronds) mais
de forts soupçons de colmatage (voir
)
m'ont conduit
à le changer plus tôt par prudence. Il a donc
environ
28000 km.
Le filtre est dans le
réservoir. Oui c'est
pas cool... Eh bien si, c'est nettement plus facile comme
opération que sur les Boxers 4V, croyez moi! Allez on
attaque...
Vu qu'il va falloir mettre ses mains
dans le
réservoir, c'est toujours mieux si celui-ci est le moins
plein
possible. Pour cela j'ai roulé jusqu'à ce que le
voyant
de réserve s'allume. Cela arrive vers 350 km environ. Ensuite
j'ai encore fait 50 km de plus.

Après 398 km, voilà où se stabilise la
jauge. Le
voyant de réserve est allumé depuis presque 50 km.

On ouvre la trappe et on dépose les 4 vis cruciformes
(tournevis
Phillips N°2).

On dépose la trappe complète. Notez le trou
d'évacuation d'eau (pluie) ou d'essence
(renversée)
qui pourrait s'accumuler entre la trappe et le réservoir.

Et voilà le filtre. Tant que nous y sommes, un petit tour du
propriétaire...

Voici la pompe. Marque Walbro ou Bosch sans doute. Débit
nominal
d'environ 110 l/h sous 13.5 V et 2.5 bar.
Notez l'excellent aspect de l'aluminium du réservoir: 17 ans
vous saluent et c'est nickel.

Voici la jauge à levier. En pivotant elle déplace
un
curseur sur un rhéostat. Et voilà un joli
potentiomètre.

A l'extrémité de la jauge, un flotteur. Ici un
vieux
modèle en plastique souffllé. Ce type souffre
d'une
tare assez commune. L'endroit ayant servi à souffler a une
paroi
plus fine et parfois fragile. Souvent le
flotteur finit par y avoir un trou et se remplit d'essence... Les
indications de la jauge sont alors fausses.

Le joint de la trappe: plat et avec 2 lèvres du type "crans
sapin".
Il est un peu dur. Peut-être devrais-je
le changer bientôt.

Voici le nouveau filtre: le sens de circulation du fluide y est
indiqué par 3 fois
- une flèche
- des inscriptions ("out" et "Auslauf": ça veut dire sortie)
- un bouchon (il est toujours côté sortie car
c'est elle
qui ne doit pas attraper de saletés; l'autre
on s'en fiche puisque toute saleté y serait retenue
par le filtre lui-même)

Allez on s'égare. On défait un premier collier du
côté sortie (en fait le seul accessible dans mon
cas).
Préférez si c'est possible une douille de 7 mm au
tournevis. On évite ainsi tout rippage de l'outil. En
profiter pour vider le filtre dans le réservoir. De ce
côté le carburant est propre!

Grâce au "mou" dans la durite, on sort le filtre pour
défaire un second collier, côté
entrée.
Je
porte des gants parce que l'essence
pénètre dans le corps par les voies respiratoires
et
cutanées.
L'essence
est hautement
cancérigène notamment à cause du
benzène
qu'elle contient, taux de benzène
augmenté
lors de la suppression
du plomb tetraéthyle. Ces gants ne sont pas 100%
étanches
au carburant
mais
c'est nettement mieux que rien.

Reste plus qu'à reporter la petite durite sur le nouveau
filtre.
Date de fabrication du vieux filtre 06.09.01
nouveau filtre 23.10.98. Le nouveau est en ma possession
depuis
très longtemps. Essuyez aussi bien que
possible les pièces afin de limiter au maximum
l'introduction de
corps étrangers dans le réservoir.

Repose du second collier, côté entrée.
Et ainsi de
suite comme lors de la dépose.

Veillez à ce qu'aucune pièce ne soit en contact
l'une
avec l'autre. Ici la perspective est trompeuse.
Le collier et la petite durite sont distants d'au moins un
centimètre.

On repose la trappe. Inutile de serrer les vis trop fort. C'est
terminé. 10 à 15 minutes montre en main.
J'ai
découpé le vieux filtre pour voir s'il
n'était pas
bouché et aussi alimenter ma
base
de données.

Voilà le sens d'écoulement du carburant.
Filtration de
l'extérieur vers l'intérieur. C'est presque le cas
de tous les types de filtres car la surface extérieure est
"supérieure" à l'intérieure.

Les deux extrémités du média filtrant.
2
pièces plastique montées en force. Belle
épaisseur
de la
paroi d'aluminium (1 mm).

Le média: 39 mm de haut, 42 mm de diamètre
exterieur, 24
intérieur, 63 plis. Environ 4.4 dm
2
de papier.
C'est un peu léger. Ma base de données montrent
que des
filtres automobiles montés sur des moteurs avec
des débits de pompe de l'ordre de 120 à 140 l/h
et une
périodicité de remplacement de 60000 km ont
entre 9 et 12 dm
2
de papier.

Une tentative de zoom numérique du média. On ne
voit rien.
Je trouve le papier assez sale.
Là
où je travaille il y a un microscope peu puissant avec
possibilité de sortie sur photo numérique. J'ai
décidé d'essayer de regarder le papier de plus
près. Je me suis aussi rappelé que là où
j'avais fait mon projet de fin d'études, on rinçait les
filtres à huile afin de lister et chiffrer les particules ainsi
récupérées.

Du coup j'ai rincé un morceau de papier à contre-courant
avec du nettoyant pour frein. Le gobelet
propre a été récupéré dans un paquet
scellé pour fontaines à eau.

Ici un morceau de papier non rincé. Sur l'écran du
microscope, on distingue nettement de gros points
noirs à la surface du papier. La copie d'écran rend mal
la notion de profondeur de champ. Ce que
l'on croit être des trous noirs sont ces fameuses particules.

Et voilà le fond du gobelet: quelques points noirs, des fibres
et sans doute du nettoyant pour frein
qui a cristallisé.

Une autre vue du gobelet pour montrer quelques particules longues