Le changement du filtre à carburant de la K1


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11-JUN-2006: 69960 km

    Selon BMW, le filtre à carburant est à changer tous les 30000 km ou plus tôt (tous les 15000) en cas de carburant de basse qualité. Il s'agit encore du filtre dont était équipée la K1 lors de son rachat. Il avait été changé aux alentours de 42000 km. Je voulais attendre 75000 km avant de le changer (parce que j'aime les comptes ronds) mais de forts soupçons de colmatage (voir cet article) m'ont conduit à le changer plus tôt par prudence. Il a donc environ 28000 km.

    Le filtre est dans le réservoir. Oui c'est pas cool... Eh bien si, c'est nettement plus facile comme opération que sur les Boxers 4V, croyez moi! Allez on attaque...

    Vu qu'il va falloir mettre ses mains dans le réservoir, c'est toujours mieux si celui-ci est le moins plein possible. Pour cela j'ai roulé jusqu'à ce que le voyant de réserve s'allume. Cela arrive vers 350 km environ. Ensuite j'ai encore fait 50 km de plus.


Après 398 km, voilà où se stabilise la jauge. Le voyant de réserve est allumé depuis presque 50 km.



On ouvre la trappe et on dépose les 4 vis cruciformes (tournevis Phillips N°2).



On dépose la trappe complète. Notez le trou d'évacuation d'eau (pluie) ou d'essence (renversée)
qui pourrait s'accumuler entre la trappe et le réservoir.



Et voilà le filtre. Tant que nous y sommes, un petit tour du propriétaire...



Voici la pompe. Marque Walbro ou Bosch sans doute. Débit nominal d'environ 110 l/h sous 13.5 V et 2.5 bar.
Notez l'excellent aspect de l'aluminium du réservoir: 17 ans vous saluent et c'est nickel.



Voici la jauge à levier. En pivotant elle déplace un curseur sur un rhéostat. Et voilà un joli potentiomètre.



A l'extrémité de la jauge, un flotteur. Ici un vieux modèle en plastique souffllé. Ce type souffre d'une
tare assez commune. L'endroit ayant servi à souffler a une paroi plus fine et parfois fragile. Souvent le
flotteur finit par y avoir un trou et se remplit d'essence... Les indications de la jauge sont alors fausses.



Le joint de la trappe: plat et avec 2 lèvres du type "crans sapin". Il est un peu dur. Peut-être devrais-je
le changer bientôt.



Voici le nouveau filtre: le sens de circulation du fluide y est indiqué par 3 fois
- une flèche
- des inscriptions ("out" et "Auslauf": ça veut dire sortie)
- un bouchon (il est toujours côté sortie car c'est elle qui ne doit pas attraper de saletés; l'autre
on s'en fiche puisque toute saleté y serait retenue par le filtre lui-même)



Allez on s'égare. On défait un premier collier du côté sortie (en fait le seul accessible dans mon cas).
Préférez si c'est possible une douille de 7 mm au tournevis. On évite ainsi tout rippage de l'outil. En
profiter pour vider le filtre dans le réservoir. De ce côté le carburant est propre!



Grâce au "mou" dans la durite, on sort le filtre pour défaire un second collier, côté entrée.
Je porte des gants parce que l'essence pénètre dans le corps par les voies respiratoires et cutanées.
L'essence est hautement cancérigène notamment à cause du benzène qu'elle contient, taux de benzène
augmenté lors de la suppression du plomb tetraéthyle. Ces gants ne sont pas 100% étanches au carburant
mais c'est nettement mieux que rien.



Reste plus qu'à reporter la petite durite sur le nouveau filtre. Date de fabrication du vieux filtre 06.09.01
 nouveau filtre 23.10.98. Le nouveau est en ma possession depuis très longtemps. Essuyez aussi bien que
possible les pièces afin de limiter au maximum l'introduction de corps étrangers dans le réservoir.



Repose du second collier, côté entrée. Et ainsi de suite comme lors de la dépose.



Veillez à ce qu'aucune pièce ne soit en contact l'une avec l'autre. Ici la perspective est trompeuse.
Le collier et la petite durite sont distants d'au moins un centimètre.



On repose la trappe. Inutile de serrer les vis trop fort. C'est terminé. 10 à 15 minutes montre en main.


    J'ai découpé le vieux filtre pour voir s'il n'était pas bouché et aussi alimenter ma base de données.



Voilà le sens d'écoulement du carburant. Filtration de l'extérieur vers l'intérieur. C'est presque le cas
de tous les types de filtres car la surface extérieure est "supérieure" à l'intérieure.



Les deux extrémités du média filtrant. 2 pièces plastique montées en force. Belle épaisseur de la
paroi d'aluminium (1 mm).



Le média: 39 mm de haut, 42 mm de diamètre exterieur, 24 intérieur, 63 plis. Environ 4.4 dm2 de papier.
C'est un peu léger. Ma base de données montrent que des filtres automobiles montés sur des moteurs avec
des débits de pompe de l'ordre de 120 à 140 l/h et une périodicité de remplacement de 60000 km ont
entre 9 et 12 dm2 de papier.



Une tentative de zoom numérique du média. On ne voit rien. Je trouve le papier assez sale.


    Là où je travaille il y a un microscope peu puissant avec possibilité de sortie sur photo numérique. J'ai décidé d'essayer de regarder le papier de plus près. Je me suis aussi rappelé que là où j'avais fait mon projet de fin d'études, on rinçait les filtres à huile afin de lister et chiffrer les particules ainsi récupérées.


Du coup j'ai rincé un morceau de papier à contre-courant avec du nettoyant pour frein. Le gobelet
propre a été récupéré dans un paquet scellé pour fontaines à eau.



Ici un morceau de papier non rincé. Sur l'écran du microscope, on distingue nettement de gros points
noirs à la surface du papier. La copie d'écran rend mal la notion de profondeur de champ. Ce que
l'on croit être des trous noirs sont ces fameuses particules.



Et voilà le fond du gobelet: quelques points noirs, des fibres et sans doute du nettoyant pour frein
qui a cristallisé.



Une autre vue du gobelet pour montrer quelques particules longues