Je ne sais pas pourquoi mais j'ai envie
de commencer
par le bouton d'arrêt d'urgence. Le montage est identique
pour
beaucoup de BMW équipées des mêmes
commandes (au
hasard, les R1100 RT par exemple, mais aussi les K100 RS 4V, K1100
LT/RS, R850/1100 GS/R/RS/RT...).

Il suffit de déposer une seule vis cruciforme Phillips
N°2
avec le tournevis de la trousse de bord pour
avoir accès à l'arrière de la petite
platine en
plastique. Elle regroupe les boutons de l'arrêt d'urgence,
du démarreur, du clignotant droit et d'annulation des
clignotants.

A présent sortir de le petit anneau élastique
(souvent
baptisé anneau Truarc). Ici avec un petit tournevis.
Bien tenir le bouton de l'autre côté, il y a 2
petits
ressorts sous tension derrière. Ils ne demandent
qu'à se
sauver. Ne me demandez pas comment je le sais.

Et voilà la petite bête. Rien pour
protéger les
contacts des intempéries. Le laiton a l'air en
bon
état
malgré quelques petites traces de saletés ou
d'oxydation
(cercles). Bon puisqu'on y est...

Un premier nettoyage à la brosse à poils en
laiton.

Puis un coup de spray de nettoyant pour contacts électriques.

Voilà mon spray favori. C'est allemand et ça
s'appelle
Kontakt 60. Je l'ai acheté chez
Conrad.
Ce truc fait des miracles, croyez-moi. Après vous passez
pour un
héros au yeux de la demoiselle
en perdition lorsque sa voiture redémarre comme si de rien
n'était...

Un peu de frottement mécanique avec un chiffon au bout d'un
petit tournevis pour parfaire l'action du
nettoyant. "Ben c'est tant mieux passque j'f'rai pas ça tous
les
jours!"

On remonte l'anneau Truarc.

Puis la "cocotte".
Bon je n'y crois
pas vraiment. C'était encore en bon état tout
cela.
M'enfin... Le surlendemain, j'ai fait environ 150 km en passant par
tous les endroits où j'ai déjà
noté la
panne. J'ai aussi essayé volontairement de la provoquer en
faisant de gros freinages/rétrogradages. Rien, quedal, queue
de
chique et peau de lapin (pour rester poli). Etait-ce tout de
même
cela la cause de cette panne? Il est sans doute trop tôt pour
le
dire. Pas de conclusions hâtives dans des cas comme celui-ci
avant au
moins 1000 km.
Voilà
quelques photos des autres endroits auxquels j'avais songé.

Le Neimann qui avait beaucoup souffert et que j'ai tenté de
renforcer car il manquait
un petit capot en plastique "au cul" de celui-ci (capot pas
détaillé chez Béhème bien
sûr).

Le contacteur du levier d'embrayage. Pas au dessus de tout
soupçon...

Le contacteur de béquille latérale.
Planqué sous
la boîte, ramassant tout ce qui passe...
10-JUN-2006:
69853 km
Aujourd'hui
pendant une balade d'environ 110 km, la
panne est réapparue. Enfin pas tout à fait. Je
décris pendant que c'est frais: toujours au rétrogradage,
levier d'embrayage tiré assez longtemps lorsque le régime
chute sous les 3000 tr/min. Mais le moteur ne s'éteint plus.
Seul le témoin de charge le fait entre 3 et 2000 tr/min. Ensuite
l'aiguille se stabilise au ralenti et la lumière
s'éteint à nouveau. J'ai l'impression que c'est la
combinaison
entre levier tiré, triturage du sélecteur et
régime moteur. Le capteur de rapport engagé serait-il
aussi de la partie?
J'ai recontrôlé les fonctions du
contacteur de béquille latérale
- béquille dépliée, impossible de démarrer
le moteur (le démarreur tourne, tourne, tourne mais pas
d'injection et/ou pas d'allumage)
et du contacteur de levier d'embrayage
- moto sur la centrale, latérale repliée
- un rapport engagé
- le moteur ne démarre pas
- on tire le levier d'embrayage et là, le moteur démarre
Bon mais sont-ils au dessus de tout soupçon
pour autant? Pas sûr. C'est intermittent on vous dit! Prochaine
étape: tenter de les court-circuiter et voir à l'usage
(prudence de mise).
Tiens tant qu'on y est: après avoir
retiré mes bouchons d'oreille pendant une pause, j'ai bien
noté le bruit de la pompe à carburant au
redémarrage. Réservoir à moitié plein, on
l'entend bien même moteur tournant. Le filtre à essence
commencerait-il à être bien bouché? (symptôme
sur RT)