La vanne EGR d'une Mazda 323 DiTD 74 kW


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14-JUL-2007: 113425 km

    EGR signifie Exhaust Gas Recycling. Les Français disent RGE (recirculation des gaz d'échappement) et les Allemands AGR (Abgasrückführung). Le principe est de renvoyer une partie des gaz d'échappement à l'admission. Mais quelle idée! C'est comme le lapin qui mange ses premières crottes vertes ce truc!

    A la base ce principe ne sert que principalement à réduire à peu de frais la pollution (NOx, CO, ...) présente dans les gaz d'échappement. Son effet est surtout mesurable sur les moteurs fonctionnant avec un excès d'air, c-à-d les moteurs Diesel ou encore certains moteurs essence à mélange pauvre (VAG "FSI", PSA "HPI", Renault-Nissan IdE, Alfa Romeo "JTS"). Ce type de moteur a tendance à former un excès de NOx difficillement maitrisable. Pour des raisons chimiques sur lesquelles je ne m'étalerai pas ici (pour la simple et bonne raison que la mémoire me fait défaut), l'introduction de gaz résultant d'une combustion  au sein de la charge fraîche fait diminuer de façon significative le taux de NOx à cause d'une chute de température de combustion. Une température élevée favorise la formation des NOx. Sur le moteur Renault de feue la Mégane Coupé IdE qui fonctionnait uniquement en mélange stoechiométrique, le taux d'EGR pouvait atteindre 50% sur certains points de finctionnement. 50% cela veut dire que la moitié des gaz frais sont constitués de gaz d'échappement.

    C'est en trouvant par hasard récemment le forum du Mazda French Club que je me suis rappelé que par le passé bon nombre de propriétaires de tel ou tel Diesel démontaient la vanne EGR lorsque celle-ci était grippée (ce qui n'est pas rare vu l'environnement auquel elle est soumise: chaleur, gaz acides et corrosifs). Il suffit de mettre en lieu et place de ladite vanne une plaque fermant les orifices ainsi créés. Effet supplémentaire le moteur marche un peu mieux vu qu'il ne respire plus que de l'air frais. Pour la pollution par contre...

    Depuis le premier jour ma 323 a une sorte de petit hocquet dans les très basses charges en dessous de 2000 tr/min. Cet effet s'est estompé avec le temps dès le premier mois. Je pensais que la gestion moteur avait la faculté d'apprendre. Merci à l'auteur Belge d'un Thread sur le forum de m'avoir rappelé que cet accoup est sans doute dû à l'introduction de gaz d'échappement à l'admission.

    J'ai voulu en avoir le coeur net. Comme la vanne EGR de la 323 est pneumatique (il existe des variantes électriques) et que sa position par défaut est "fermée", il suffit de supprimer sa commande pour la rendre inactive et ne plus laisser pénétrer autre chose que de l'air frais dans le moteur.

    Petits travaux pratiques...


Voilà la fameuse vanne EGR. On devine la membrane commandant une tige qui doit ressembler à
une soupape d'échappement.



Hop je débranche la prise de dépression.



Pour éviter les soucis et pouvoir faire marche arrière sans problèmes, on bouche son trou. Ici avec
du ruban adhésif d'électricien vu que je n'avais rien de mieux. Il sert juste à éviter l'introduction de
corps étrangers.



Le tuyau restant est bouché avec une vis CHC M5 suffisamment longue pour qu'une partie n'en soit
pas filetée. Il suffit de la scier au ras du filetage et voila un joli bouchon de diamètre 5 mm. Faire
cheminer le tuyau vers une zone où il ne fera pas de dégats ou de bruit par frottement par exemple.


BILAN: le moteur est effectivement un peu plus souple et agréable  en dessous de 1800 tr/mn. Environ deux semaines après cette modification, le témoin de préchauffage s'est mis à clignoter. Un retour à l'état d'origine et un débranchement de batterie solda le défaut. Je n'ai pas de preuve formelle mais selon moi la gestion moteur est capable de diagnostiquer une vanne EGR hors service et stocke un code défaut dans une mémoire.


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